MENU GENERAL - CONTACTS
ACCUEIL MAGAZINE FORUM ANNNONCES PLAYLISTS MEMBRES IMAGES LIVE MIX RADIO PRESSE
:: Top recherches
:: DJing: Bases du mixage | Mixer | Technique de mixage | Livres
:: Musique et playlist: Hip-hop | Techno | House | Remix | Instrumental
:: Achat/Vente: Achat | Vente | Matériel | Logiciel
:: Acteurs: Maison de disque | Label | Discothèque
:: Marques: Pioneer Gemini Denon Stanton Numark
  

Connexion

Pseudo : 

Mot de passe : 

Remember me



Lost Password?

Register now!

Recherche sur le site

Menu principal

Partager cet article

Bookmark and Share
Les tutoriaux sur le DJing
Author : extrasounder
Article ID : 52
Audience : Default
Version 1.00
Published Date: 11/9/2011 18:17:58
Reads : 85
Techniques et méthodes de DJ

Il existe plusieurs d?finition possibles pour chaque style de musique.


ACID : Acid est un qualificatif utilis? pour qualifier plusieurs genres musicaux, en r?f?rence ? l'usage du LSD d'une part pour les musiques acoustiques, ou bien en r?f?rence ? un son caract?ristique tr?s aigu tir? du l?gendaire synth?tiseur/sequenceur Roland TB-303,pour la musiques ?lectroniques
L'acid techno est un genre de musique ?lectronique, variante de la techno et d?riv? de l'acid house, ? qui il emprunte le son caract?ristique produit par le synth?tiseur Roland TB-303.
L'acid techno d?signe un style de techno apparu dans le milieu des ann?es 1990 dans les raves londoniennes. Il se caract?rise par un usage intensif du synth?tiseur Roland TB-303, un son moins r?p?titif que dans la plupart des autres formes de techno, influenc? notamment par la sc?ne acid trance allemande et une attitude contestataire, souvent politis?e, qu'on peut d?celer dans le choix des titres et des samples utilis?s : un grand nombre des acteurs de cette sc?ne est originaire du mouvement punk. Parmi les premiers labels, on compte Stay Up Forever, Smitten et Routemaster.
Apr?s son apparition ? Londres, l'acid techno s'est rapidement r?pandu dans le reste de la Grande-Bretagne, touchant ensuite de nombreux pays. Il s'agit toutefois d'un style restant particuli?rement underground, tr?s largement associ? aux raves et aux free parties. Une partie de la sc?ne a donn? naissance ? un son plus dur, plus aggressif, nomm? hard acid ou hard acid techno.
Au fil du temps, le son de l'acid techno a ?volu? depuis une domination de l'usage du TB-303 vers plus de vari?t?, tout en conservant son caract?re tourn? vers le "dancefloor", ses influences britanniques et son absence de pr?tention. Des labels tels que Hydraulix, Cluster, 4x4 Records, RAW ou Powertools sont repr?sentatifs de cette tendance.

ACIDCORE : L'acidcore est un style de musique tekno. C'est le m?lange de l'acid music et du hardcore. Elle est compos?e avec les sonorit?s de la fameuse TB-303 de chez Roland, sur un rythme soutenu et rapide.
Les labels les plus r?put?s qui produisent ce style de musique sont : Drop Bass Network,
Neurotrope Records, Acid Anonymous

ACID HOUSE : L'Acid house est un genre de musique ?lectronique, variante de la house, qui se caract?rise par l'usage de g?n?rateurs de sons simples et de filtres de r?sonance control?s par le rythme. C'est au milieu des ann?es 1980 que les producteurs de house d?couvrent les sons int?ressants qu'il est possible de cr?er avec le Roland TB-303, un synth?tiseur de basse analogique, en changeant la fr?quence de coupure, la r?sonance, l'enveloppe temporelle et l'accentuation tout en jouant. Apparu ? Chicago, le disque consid?r? comme le premier du genre est Acid Trax, de Phuture, sorti sur le label Trax en 1987. L'acid house est introduit peu apr?s en Grande-Bretagne et devient rapidement un ?l?ment central de la sc?ne rave, s'appropriant le smiley jaune comme un embl?me

ACID BREAK : L'acid breaks est un genre de musique ?lectronique d?riv? du breakbeat. Il se caract?rise par le son acid typique du synth?tiseur Roland TB-303, et les motifs rythmiques du breakbeat, notamment l'absence de la ligne de basse caract?ristique de la techno.
Le premier morceau sorti dans ce style serait l'Acid Break de Zak Baney, en 1987.

ACID TRANCE : L'acid trance est un genre de musique ?lectronique d?riv? de l'acid house et de la techno, historiquement l'un des premiers sous-genres de la trance, apparu au tout d?but des ann?es 1990. Il se caract?rise par le son acid typique du synth?tiseur Roland TB-303, et pr?sente les traits caract?ristiques des d?buts allemands de la trance : des th?mes r?p?titifs et planants, un rythme proche de celui de la techno, mais une m?lodie plus pr?sente, en vue de cr?er un effet hypnotique.

AMBIENT : L'Ambient est un genre et une tonalit? musicale souvent associ? ? certaines musiques ?lectroniques.
L'Ambient (terme invent? par Brian Eno) se d?finissait au d?part par sa vocation ? constituer, comme son nom l'indique, une musique d'ambiance ou, plus pr?cis?ment, une musique "de fond" (Eno avait justement compos? un premier album d'ambient intitul? Music for airports). Par la suite, c'est plus la pr?dominance des nappes et l'absence de beat qui ont servi ? d?finir le genre.
M?me si le terme ambient est d?sormais surtout associ? ? la techno, l'ambient ?tait un terme directement issu de la musique planante des ann?es 1970 : Tangerine Dream, Klaus Schulze, Ash Ra Tempel, Heldon, Brian Eno, Harold Budd, Pink Floyd, mais aussi de la musique classique minimaliste (Steve Reich, Philip Glass notamment, et m?me Erik Satie,David Aubrun)...
Bien que les sous-genres tendent ? se brouiller aujourd'hui, au point qu'on parle globalement de downtempo ou d'Electronica, on peut diff?rencier dans l'ambient quelques mouvements ? peu pr?s homog?nes parmi lesquels :
- l'indus-ambient (ou dark-ambient, sombient, etc.) : Scorn, Sielwolf, In Slaughter Natives, Biosphere, Lustmord, Dive...
- l'heavenly voices (ou musiques f?eriques) : Dead Can Dance, Cocteau Twins
l'ambient techno, repr?sent?e par certains artistes du label Warp (Boards of Canada...), par les Ambient works d'Aphex Twin
- l'ambient house, ? rapprocher selon les morceaux de la progressive : The Orb, Orbital, KLF...
- l'ambient ? dominante bruitiste, qui peut flirter avec la techno minimaliste (blip-hop, IDM) : Monolake, Autechre
- une frange post-rock planant : Labradford, les canadiens Godspeed You Black Emperor!, Pan-American
- le trip-hop et le dub peuvent ?tre consid?r?s comme profond?ment marqu? par l'ambient : Archive, Deadbeat, Massive Attack, Portishead, Kid Loco...
- La "pop ambient": immersion de sons ambient dans des chansons du r?pertoire pop de certains groupes comme The Cure, Depeche Mode, Mercury Rev...
- Le tribal ambient: M?lange de nappes ambient avec des percussions provenant de diverses ethnies (Steve Roach, Max Corbacho,Kelly David, Robert Rich,Na-Koja-Abad, Alio Die)
- Le ambient minimaliste: Nappes ambient avec s?quences r?p?titives (Certaines ?uvres de Steve Roach, Vidna Obmana, Oophoi, Brian Eno)

ARTCORE / DARKCORE : Ruffneck se r?clame de la cr?ation de ses styles. Suite ? la banqueroute de son ancien label, il recr?e deux entit?s. La premi?re, Supreme Intelligence, regroupe des artistes de darkcore, dont les fameux Endymion, un style se rapprochant du terror mais ? un rythme plus proche du hardcore original. Beaucoup se r?clament du second, Gangsta notamment qui dit produire du artcore. Le artcore serait la rel?ve du gabba, plus sombre, avec notamment DJ Nosferatu. Aujourd'hui ces deux labels se sont rassembl?s sous le nom Enzyme Records. Le mot artcore est galvaud? car il est tr?s utilis? dans la sc?ne, depuis des ann?es, pour beaucoup de styles de hardcore cr??s par des artistes tr?s diff?rents. Le pr?fixe art est beaucoup trop g?n?raliste pour pouvoir s'appliquer ? un seul artiste ou un seul mouvement.

BIG BEAT : Le big beat est un genre musical dont le nom a ?t? invent? par des journalistes anglais ? la fin des ann?es 1990. Il se caract?rise par un m?lange de techno, de rock et de hip hop. The Crystal Method, The Chemical Brothers, The Prodigy, ou encore Fatboy Slim, en sont les plus ?minents repr?sentants.

BPM : Le battement par minute (abr?g? en : bpm; en anglais, beat per minute) est une unit? de mesure utilis?e pour exprimer le tempo de la musique ou le rythme cardiaque.
Au d?but d'une partition de musique classique, des expressions italiennes (comme allegro ou presto) servent ? qualifier le tempo. La mention a tempo suivi de la vitesse en bpm peut aussi appara?tre pour sp?cifier le rythme exact (exemple : a tempo 128).
Dans les partitions de musique contemporaine comme le rock ou blues, il est tr?s peu fr?quent de voir les appellations italiennes et le rythme est habituellement sp?cifi? en bpm.
Le rythme semble aussi tr?s important dans le domaine de la musique ?lectronique o? l'on peut distinguer de nombreux styles par la rapidit? de leur tempo.
Exemples : hardcore 170 ? 190 bpm, gabber 200 bpm et plus, terror 240 bpm et plus, speedcore 300 bpm et plus.
La musique la plus rapide du monde est Thousand de Moby, qui comme sont nom l'indique oscille jusqu'? 1000 BPM. Il est d'ailleurs inscrit au Guinness Books of Records.

CHILL OUT : Dans les rave-parties ou dans les free parties, le chill-out d?signe un espace ou une salle am?nag?e pour permettre aux participants de se reposer avant de repartir sur les dancefloors.
G?n?ralement pourvu de si?ges, voire de matelas, baign? d'ambient, le chill-out fait le lien entre la techno et la vague psych?d?lique des ann?es 1970.
Par m?tonymie, le terme "chill-out" d?signe un style de musique planante diffus?e dans les salles de chill-out. Aujourd'hui, ce style se developpe gr?ce ? l'internet ou il est diffus? par l'interm?diaire de radios sp?cialis?es et de Podcast.

DOOMCORE / NORDCORE : Le doomcore est une variante beaucoup plus lente : elle se caract?rise par des kicks assez lourds qui en g?n?ral ne d?passent pas 130-140 bpm. La musique est pessimiste et le principal effet de r?verb?ration donne un effet m?lancolique. Ce courant semble s'?tre en partie d?velopp? dans le sillage des productions de Marc Acardipane et Miroslav Pajic (dit Miro) sur leur label Cold Rush, subdivision de PCP (Planet Core Production) qui pos?rent les bases de ce style. Le clan nordcore, bas? ? Hambourg, a aussi ?t? une influence majeure pour le style, bien qu'?voluant ? des tempos beaucoup plus ?lev?s. En France c'est surtout le DJ Manu le Malin qui lui a donn? une visibilit?.
Quelques noms d'acteurs de la sc?ne hardcore oeuvrant exclusivement ou fr?quemment dans le genre : Fifth Era, DJ Darkside, Zanthrax, Hibou, Wilfuck, Moleculez, Dr Macabre, Dr Strange, Dark Invaders, les labels EBE et Black Monolith, le collectif londonien Crossbones.
M?me s'il compte un solide noyau dur de supporters, le courant reste tr?s sous-expos? ? cause de son caract?re moins imm?diatement festif, voire m?me glauque. En revanche de nombreux producteurs en vue int?grent des ?lements doom dans un hardcore/gabber plus accessible (par exemple The Outside Agency, Ophidian ou The Amageddon Project). Il est donc aussi possible de consid?rer le doom comme une atmosph?re, un esprit un peu romantique, mais il reste un style typiquement d?finissable techniquement.

DRUM AND BASS : La Drum and Bass est un genre de musique ?lectronique et une danse apparus en Angleterre au d?but des ann?es 1990. Le nom, qui peut aussi ?tre orthographi? drum'n'bass, drum&bass ou encore dnb, signifie litt?ralement ? batterie et basse ?. Elle est donc caract?ris?e par ses breakbeats de batterie et ses lignes de basse lourdes ? tr?s basse fr?quence ayant pour but de faire ressentir au danseur des vibrations ? l'int?rieur du corps. Ces deux composantes constituent l'essence du genre. La m?lodie est g?n?ralement minimale et sert g?n?ralement d'emphase aux percussions qui sont extr?mement r?p?titives. La drum n' bass peut ?tre accompagn?e de textes dits de mani?re rapide et rythm?e par un MC.
Cette danse se pratique g?n?ralement dans des clubs et parfois dans des free parties. Par ailleurs, elle emprunte abondamment des sonorit?s au Jazz, au Ragga, au Funk, ? la Soul, ? la Techno au Hip Hop, voire ? la musique classique, notamment par l'utilisation de samples. Cette vari?t? de couleurs musicales permet d'exprimer une palette d'?motions tr?s vari?es, alors que le tempo se situe g?n?ralement toujours entre 160 et 190 BPM. Au cours d'un mix drum and bass, l'auditeur pourra donc vivre des passages calmes et des passages d'excitation, des passages joyeux et des passages sombres, alors que le tempo reste identique. Cette constance du tempo est un ?l?ment cl? de la pratique musicale du DJ.


ELECTRO : Genre musical ? base de sons issus de mat?riel ?lectronique. L'origine des musiques
?lectroniques remonte aux travaux sur bandes magn?tiques avec la musique concr?te, mais c'est bien avant, avec l'invention du t?l?phone en 1876 par Alexander Graham Bell, que les sons ont pu ?tre conserv?s sous forme de signaux ?lectriques. Aujourd'hui les fronti?res sont floues, mais on appelle electro les musiques compos?es ? l'aide d'ordinateurs utilisant toutes les fr?quences du spectre sonore ? la diff?rence de la techno et de la trance (qui se cantonnent sur le rythme d'une basse solide) ou du hip hop (qui laisse la possibilit? d'ajouter des paroles, et au rythme plus calme et r?p?titif).

ELECTRONICA : Le terme ?lectronica a ?t? utilis? la premi?re fois dans le nom d'une compilation incluant des artistes Techno de Detroit. Aujourd'hui m?me si son utilisation est souvent tr?s large.
L'electronica d?signe g?n?ralement une musique ?lectronique qui n'a pas comme vocation premi?re la danse, une musique plus tourn?e vers l'exp?rimentation sur des bases ?lectroniques. C'est pour cela qu'on a parfois tendance ? la rapprocher de la musique ?lectroacoustique. L'electronica est ?galement proche et se confond m?me parfois avec l'IDM (intelligent dance music) ou braindance.
Dans un sens large, le terme electronica est quelque fois utilis? pour d?signer des formes de musiques ?lectroniques qui ne rentrent pas dans d'autres cat?gories. On parle alors g?n?ralement plus d'?lectro mais on trouve r?guli?rement le terme ? ?lectronica ?.
Dans un sens plus stricte, c'est une musique ?lectronique bas? g?n?ralement sur un tempo plus lent que la techno mais comportant tout de m?me des beat formant un rythme, ce qui la diff?rencie de l'ambient. L'electronica a une approche plus exp?rimentale que la minimal techno, on peut comparer la musique d'Autechre (electronica) et de Richie Hawtin (minimal techno) pour mieux comprendre.

FREE PARTY : Une free party (aussi nomm?e teuf ou parfois f?te libre) est une f?te techno souvent gratuite ou dont le tarif ? l'entr?e est libre et laiss? ? l'appr?ciation des participants. La free party se d?roule souvent dans la nature (for?t, montagne?) ou dans des usines ou hangars d?saffect?s.
Le terme le plus usit? ? l'origine ?tait celui de rave party. Aujourd'hui, les ? raves ? d?signent plus souvent les f?tes commerciales, tandis que les ? free parties ? se fondent sur la gratuit? ? ou semi-gratuit? ? et la clandestinit?.
Une free party ? consid?r?e comme une zone d'autonomie temporaire du point de vue des participants ou comme une zone ?ph?m?re organis?e par eux et vue comme une zone de non-droit par les autorit? d'un Etat qui a toujours cherch? ? les r?primer dans la mesure o? ils squattaient des espaces priv?s ou publics, temporairement ou durablement. C'est un lieu o? un sound system ? pose ? du ? son ? (mat?riel de sonorisation) pour en faire profiter les participants. L'installation d'une free party ne se limite pas au syst?me de sonorisation, qui est souvent accompagn? d'un bar improvis? et d'un espace de repos d?sign? sous le nom de ? chill-out ? o? l'on trouve souvent des brochures de pr?vention sur les drogues, la sexualit?, l'ou?e, etc.
Le lieu, g?n?ralement inhabituel pour une soir?e (champs, grottes, b?timents d?saffect?s?), est tenu secret jusqu'au commencement de la f?te, ce qui donne souvent lieu ? un jeu du chat et de la souris avec la police. Les moyens modernes de communication, t?l?phone portable et internet, permettent de relayer rapidement et confidentiellement l'information sur le lieu. En effet, les organisateurs utilisent souvent des infolines, des r?pondeurs interrogeables ? distance avec un code communiqu? sur le flyer de la free party ; ils n'y d?voilent les informations relatives au plan d'acc?s qu'au moment m?me o? la free party commence.
Les participants s'auto-d?signent sous le terme de ? teufeurs ?. Certains utilisent comme moyen de transport des fourgonnettes plus ou moins am?nag?es, appel?es ? cametards ?.
Contrairement ? une confusion souvent faite, le terme ? free ? ne doit pas ?tre entendu dans le sens de ? gratuit ? mais dans le sens de ? libre ?, ces f?tes tenant par dessous tout ? se d?marquer du mercantilisme des soir?es traditionnelles.
L'usage du terme ? free party ? par opposition au terme ? rave party ? est attribu? aux Spiral Tribe, un des collectifs anglais r?put?s pour avoir fait conna?tre la free party ? travers l'Europe.
Le terme ? son ? d?signe souvent le syst?me de sonorisation en lui-m?me, comme dans l'expression ? mur de son ? qui d?signe l'alignement d'enceintes diffusant la musique ou dans l'expression ? poser du son ? qui d?signe l'action de mettre en place un tel syst?me de sonorisation. Mais ce terme peut aussi s'employer comme synonyme francophone de ? sound system ? pour d?signer l'ensemble des personnes participant ? l'organisation de la free party. Utilis? dans ce sens, il peut aussi ?tre synonyme de ? tribe ? (anglais pour ? tribu ?), terme qui met en avant l'organisation, comme le mode de vie tribal et communautaire souvent adopt? par les teufeurs.
Le terme ? donation ? est parfois utilis? comme synonyme de PAF (participation aux frais) par r?f?rence ? l'?poque o? cette participation ?tait laiss?e ? la libre appr?ciation du public.
La musique diffus?e lors d'une free party appartient au genre de la freetekno et est g?n?ralement du hardcore, de la tribe, de la drum & bass ou jungle, de la hardtek.
On estime qu'? la fin des ann?es 1990, il y avait quelques dizaines de ? f?tes libres ? chaque week-end (de taille variable, pouvant rassembler entre plusieurs milliers de personnes et pr?s d'une centaine voire moins dans le cadre d'une soir?e plus priv?e).
La premi?re vague, directement issue de la rencontre de groupes de techno?des avec les anglais de Spiral Tribe, rassemble les Psychiatriks, les Nomads , OQP, Teknocrates, Metek , THC, LSDF, Furious . Elle est active environ de 1993 ? 1997. La deuxieme g?n?ration d'organisateurs, pour la plupart d?butant en 1996, r?unit les groupes TNT, Heretik System, Troubles fete, Mas I Mas, Ubik, et bient?t plusieurs dizaines de groupes ind?pendants.
En 2005, le collectif des sounds systems[1], cr?? en 2001 pour faire face ? l'hostilit? du projet de loi sur la s?curit? quotidienne (LSQ) d?nombrait plus d'une centaine de sound systems, c'est-?-dire des groupes poss?dant en commun un mat?riel de sonorisation destin? ? ?tre utilis? en free party.[2].
Plusieurs s?ries de lois sont venues encadrer les free parties.
Si les soir?es clandestines ont toujours exist? sous divers noms ou formes que ce soit les afterhour clubs durant la prohibition aux ?tats-Unis ou les soir?es dans les catacombes de Paris dans les ann?es 1980 et si ce caract?re de clandestinit? g?n?re des similarit?s, l'essor des free party est intrins?quement li? ? l'av?nement de la techno et aux avanc?es technologiques qui lui furent contemporaines (t?l?phone portable et internet) puisque c'est par l'interm?diaire de ces nouveaux outils que les soir?es clandestines furent popularis?es.
L'histoire des free parties est ? l'origine li?e ? celle des rave parties, m?me si au milieu des ann?es 1990, les deux mouvements ont commenc? ? diverger (Voir l'article d?taill? rave party).

De par leur caract?re clandestin, les free parties se trouvent ? enfreindre un certaine nombre de l?gislations en fonction de ce qui est appliqu? dans le pays en question. En France, outre les probl?mes li?s aux nuisance sonores, aux consignes de s?curit? et ? l'atteinte au droit de propri?t?, il est aussi question de travail clandestin, de non-respect du droit d'auteur et de vente de boissons alcoolis?es sans license.
- 1993, premier teknival dans la r?gion de Beauvais.
- 1995, premi?re circulaire ?mise par la direction g?n?rale de la police nationale : ? Les soir?es raves : des situations ? hauts risques ?.
- Fin 1998, circulaire ?mise par les minist?res de la D?fense, de la Culture et de l?Int?rieur qui distingue raves l?gales et raves clandestines.
- Mai 2001, le succ?s du teknival du premier mai inspire Thierry Mariani qui d?pose un amendement ? la loi sur la s?curit? quotidienne (LSQ), visant ? autoriser la police ? saisir le mat?riel ayant permis l'organisation des free parties, sous contr?le d'un officier de police judicaire.
- 29 mai 2001, cet amendement, apr?s avoir ?t? remani? par Daniel Vaillant, est vot? par le S?nat. Il est alors ins?r? dans l'article 23 de la loi 95-73 sur la s?curit? quotidienne. Il stipule que les rassemblements ? caract?re musical organis?s par des personnes priv?es dans des lieux non am?nag?s et qui ne r?pondent pas ? des crit?res, fix?s par le conseil national, d'organisation et de pr?vention des risques susceptibles d'?tre encourus par les participants doivent ?tre d?clar?s aux pr?fets des d?partements dans lesquels l'?v?nement doit avoir lieu. ? cette d?claration doit ?tre jointe une autorisation du propri?taire du terrain. Le pr?fet est libre de refuser le rassemblement si les crit?res ne sont pas respect?s. Dans le cas o? un rassemblement se tiendrait sans d?claration pr?alable ou malgr? une interdiction du pr?fet, le mat?riel ayant servi ? l'organisation de la free party pourra ?tre saisi et les organisateurs punis d'une peine de prison et de 7500 euros d'amende.
- 5 juin 2001, suite aux r?actions ? cet amendement, Lionel Jospin se voit contraint d'annoncer le retrait du dispositif anti-raves lors de son passage en deuxi?me lecture ? l'assembl?e.
- 26 juin 2001, tous les textes encadrant les f?tes techno dans le projet de loi sur la s?curit? quotidienne sont retir?s.
- 31 octobre 2001, du fait des attentats du 11 septembre, le d?bat sur la s?curit? est relanc? et est vot?e une loi dans laquelle on retrouve les pr?c?dents amendements un peu retravaill?s, mais ne s'appliquant d?sormais qu'aux rassemblements r?unissant du public sur un terrain pouvant recevoir plus de 250 personnes, soit 90m?.
- C'est ?galement ? partir de 2001 que les teknivals ont ?t? encadr?s par le minist?re de l'int?rieur.
- 3 mai 2002, le d?cret d'application de l'article 53 de la LSQ, dit d?cret Vaillant est sign? par le Premier ministre Lionel Jospin. L'association Technopol, association pour la d?fense, la reconnaissance et la promotion des cultures, des arts et des musiques ?lectroniques, d?pose un recours aupr?s du Conseil d'?tat pour demander l'annulation du d?cret d'application au motif que le texte fait peser un r?gime d'autorisation et non un r?gime de d?claration comme il a ?t? pr?sent? par le gouvernement aux d?put?s de l'assembl?e nationale. Le recours est rejet? et le texte reste appliqu? de mani?re floue.
- Octobre 2002 Sur initiative de l'association Technopol, et des avocats du mouvement, appelant l'?tat et les autorit?s constitu?es ? prendre leurs responsabilit?s, demandant le concours syst?matique de la croix-rouge, des sapeurs-pompiers, des gendarmes et des policiers, ? la suite d'une s?rie d'accidents graves (d?c?s de jeunes,...), les autorit?s et en particulier le minist?re de l'Int?rieur, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, d?cident d'encadrer plut?t que r?primer les free parties, notamment par la mise ? disposition gratuite par l'?tat de terrains et les effectifs de s?curit? et de secours en relation avec l'importance du rassemblement.
- Depuis 2003, de grands rassemblements ont fait figure de mod?le de coop?ration entre l'?tat et le mouvement teufeur (des m?diateurs issus des collectifs de sons servent d'interlocuteurs avec les administrations, aid?s ensuite par des b?n?voles afin de programmer une organisation logisitque coh?rente avec les autorit?s). Lequel mouvement s'est organis? en collectifs ou associations (Le Collectif des Sound systems, Chep'Art, CTAC, Korg'n Heol?) et a ouvert des n?gociations avec le gouvernement d?s les premi?res saisies de sons. Ces n?gociations aboutirent ? la nomination d'un m?diateur de l'?tat par pr?fecture et ? plusieurs circulaires visant ? encourager les pr?fets ? donner des autorisations, l'exp?rience ayant montr? qu'il ?tait plus sage de les autoriser et de les encadrer que de les interdire.
- 2005, suite ? ces n?gociations un changement de la loi par d?cret devait porter ? 500 (au lieu de 250) le nombre de participants avant une d?claration obligatoire mais malgr? la promesse d'une parution rapide il se fait encore attendre.

Dans son aspect de f?te libre, la free party laisse une part importante ? diverses formes de cr?ation artistique.
Qu'il s'agisse de la musique mix?e par les DJs d'abord, issue de productions libres et distribu?es via des r?seaux alternatifs tels que la VPC ou m?me improvis?e en temps r?el comme le font les livers, avec parfois des interventions vocales en direct pour accompagner le son.
La d?coration est mise en avant, elle aussi, avec des tentures, des tags, parfois des sculptures ou des sortes de totems ainsi que via les installations et les jeux de lumi?res.
D'autres formes d'arts s'expriment aussi, par des prestations, notamment les arts de rue avec parfois des ?chassiers et souvent des spectacles pyro-techniques improvis?s ou non (cracheur de feu, jonglerie avec torches enflamm?es, bollas, etc.) ou aussi des r?alisations de tags, plus rarement des concerts et des prestations de th??tre de rue.
Le vjing est aussi tr?s pr?sent en free party.
Bien que ces soir?es soient consid?r?es par leurs protagonistes comme des endroits d'?change, de partage et de refus du mercantilisme, une certaine partie de l'opinion publique et des m?dias ne le voit pas de la m?me mani?re et le ph?nom?ne fait souvent l'objet de critiques. La pol?mique est ?galement pr?sente sur la l?galisation de ce genre de f?tes, les raveurs voulant plus de libert?s. Ceux-ci d?clarant que le but de ces f?tes ?tant de se lib?rer du travail et de la soci?t? de consommation.
Le premier sujet de pol?mique est l'atteinte au droit de propri?t?.
? l'origine, dans un souci de clandestinit?, il ?tait rare que les propri?taires des terrains sur lesquels avaient lieu des free parties soient contact?s. Et bien que cela ne soit pas choquant pour une construction industrielle d?saffect?e et effectivement laiss?e ? l'abandon, les terrains agricoles, prairies ou terrains ensemenc?s sont par contre utilis?s par leurs propri?taires.
Malgr? tout avec l'?volution des l?gislations dans de nombreux pays, beaucoup d'organisateurs ainsi que d'autres acteurs du mouvement tentent de communiquer avec les propri?taires afin de limiter les conflits, de faciliter la recherche d'un terrain ad?quat et d'obtenir une autorisation pr?alable.
La majorit? des plaintes relatives ? une free party concernent les nuisances sonores. En effet, bien que les f?tes aient lieu dans des endroits recul?s, la puissance de la sonorisation (plusieurs dizaines de KiloWatts) fait qu'elles sont audibles ? plusieurs kilom?tres ? la ronde. Malgr? tout, les organisateurs prennent g?n?ralement en compte l'orientation des habitations les plus proches pour placer le son dans une autre direction.
Les free parties ayant lieu en g?n?ral dans des lieux calmes, elles d?truisent parfois pour plusieurs jours cette qualit? de vie. Le pi?tinement et la circulation automobile d?truisent la v?g?tation, laissant un terrain ?cologiquement d?vast?.
De plus, les teufeurs n'emportent pas toujours avec eux les reliefs de leurs f?tes. Il arrive que pour une f?te de trois jours, ce soit plusieurs tonnes d'ordures qui restent en plein champ, ? charge de la commune ou du propri?taire ?ventuel de financer le ramassage.
Cette situation ayant ?t? constat?e par les organisateurs, nombres d'initiatives se multiplient pour encourager au nettoyage, comme l'?change d'une bi?re contre un sac-poubelle plein ou des coupures solidaires des sons pour le nettoyage en d?but d'apr?s-midi.
La clandestinit? initiale et inh?rente ? ces f?tes est souvent point?e comme un facteur de dangerosit? par les m?dias quand il survient un accident. Pourtant bien que ces accidents soient largement m?diatis?s le pourcentage d'accidents par rapport au nombre de participants, au nombre de soir?es organis?es est infime et en rien sup?rieur ? celui d'autres ?v?nements festifs.
Ces accidents sont g?n?ralement li?s ? la prise de drogue et touchent souvent une population jeune. Mais l? encore, en France du moins, l'?volution tant des mentalit?s que des l?gislations aura permis une prise en charge du probl?me par des coop?rations avec la Croix-Rouge, la s?curit? civile, les pompiers ou encore M?decins du Monde.
Du fait de l'esprit libertaire inh?rent aux free parties et de l'auto-responsabilisation qui en d?coule, une grande tol?rance existe vis-?-vis des produits psychotropes ou drogues.
Malgr? cette tol?rance, les participants ? ces f?tes n'ont pas tous le m?me comportement face aux drogues, certains ne prennent aucune drogue et la grande majorit? a une consommation relativement mod?r?e de ces produits, qu'ils per?oivent comme un simple usage r?cr?atif. Certains y voient un moyen d'amplifier ou d'illuminer leur conscience personnelle par la transe comme une r?surgence des transes communautaires pratiqu?es en Inde, en Afrique, en Asie ou en Am?rique du Sud o? un usage social ou religieux est fait des drogues psych?d?liques. D'autres y voient surtout un moyen d'?liminer la fatigue par la consommation de stimulants, type amph?tamines ou un moyen de limiter la sensation de d?pression li?e ? la descente (fin des effets) des drogues excitantes ou hallucinog?nes par la consommation d'opiac?s (h?ro?ne, opium, rachacha). Les principales drogues consomm?es sont le cannabis, le speed, l'ecstasy (appel? taz, tata, kseu ou encore XTC), le LSD (appel? trip, peutri ou encore carton)(pris aussi a "la goutte"), la coca?ne et la k?tamine.
Cette ouverture d'esprit aura aussi permis d'aborder ce probl?me de front et de tenter d'y apporter des solutions notamment par de la pr?vention via la r?duction des risques avec la mise en place de d?pliants informatifs et la pr?sence, au sein de la free party elle-m?me, de stands d'informations tenus soit par des associations de teufeurs ou d'usagers (en France, par exemple, ASUD, Preven'teuf, Techno+) soit par des ONG (en France, par exemple, M?decins du Monde, Croix-Rouge et Spiritek).
De nombreuses pol?miques existent au sein du mouvement lui-m?me. La plus r?currente est celle qui vise ? d?terminer si le mouvement est avant tout festif ou politique, pol?mique qui am?ne diff?rentes interpr?tations du mouvement : le versant politique restant partisan de petits rassemblements ? taille humaine et exempt de toute l?gislation puisque clandestins.
Une autre pol?mique vise la m?diatisation du mouvement et l'afflux massif de participants qu'elle engendre, g?n?rant des probl?mes de pollution et amenant avec elle un nombre important de revendeurs de drogue (dealers) qui donnent souvent de la free party, une image de ? supermarch? de la drogue ?.

FRENCHCORE : Le frenchcore est un style qui s'exporte peu en dehors des fronti?res fran?aises. C'est un style de hardcore qui n'est pas du tout exp?rimental et qui pourtant se colle l'?tiquette d'? industriel ?. Cr?? par le groupe Micropoint (duo compos? de DJ Radium et d'Al Core), ce style a tr?s peu ?volu?, se voulant m?me parfois r?barbatif et peu innovant. Il essaie p?niblement de s'ouvrir ? d'autres influences comme la fusion rock hardcore/techno hardcore repr?sent?e par les groupes Fast Forward, Palindrome, ou encore Moshpit

GABBER : Le mot gabber (qui a ensuite d?riv? en gabba) provient de l'h?breu et signifie ? ami ? aux Pays-Bas. Le gabber est plus ax? happy, tandis que le real hardcore est compos? d'artistes restant accroch?s ? la ligne directrice du hardcore originel. On peut citer notamment des producteurs comme Liza N'Eliaz, Lenny Dee, Laurent H?, Manu Le Malin, Psylocke. Les Hollandais sont quant ? eux assez divis?s sur la question. 3 Steps Ahead, Dj Promo, Gizmo ou encore Rob Gee m?langent parfois ces deux styles. N?anmoins, dans le fond ces musiques se rejoignent et il est parfois difficile de faire la part des choses.
Le real hardcore quant ? lui continua ? obtenir un franc succ?s aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique sous l'impulsion des fameux DJ Promo, Buzz fuzz, Neophyte ou encore 3 Steps Ahead. Des artistes provenant des pays de l'ex-bloc sovi?tique commenc?rent ? se faire une place non n?gligeable comme E-Man. La r?cup?ration politique (certes relative) de ce style par les mouvements d'extr?me-droite en Hollande et en Belgique flamande, sujette ? des querelles dans le milieu, a pouss? de nombreux artistes ? s'en d?marquer, que ce soit par leur style ou par leur cr?ativit?.
Le point commun de ces deux styles est un profond m?pris pour la dance et la trance, consid?r?es comme peu innovatrices et tr?s commerciales. De nombreux morceaux gabber ?voquent cette rivalit?, le plus connu ?tant Meet her at the Thunderdome de DJ E-rick&Tactic en r?ponse ? Meet her at the love parade de Da Hool.
Le style en lui m?me n'a jamais ?volu?, et la rel?ve arrive avec le hardstyle. C'est ? cette ?poque la fin des deux compilations annuelles de Thunderdome (bien qu'ils aient sorti des compilations apr?s 1999) , qui laissera la place ? Masters of Hardcore, dans un style plus dur.

GHETTOTECH : Style musical populaire originaire de Detroit bas? sur de la Techno et du hip-hop au rythme assez rapide (entre 140 et 170 bpm) et aux textes tr?s directs, parfois pornographiques. Descendante de la Miami Bass invent?e par les rappeurs des ann?es 80 en Floride, de la Ghetto House des ann?es 90 ainsi que de l'Electro de Detroit (electrobass/technobass) ou m?me du P-Funk et du Crunk, la Ghettotech continue ? se d?velopper depuis 1994.
Cette musique tr?s ?nergique et efficace sert de canevas pour une danse tr?s ?rotique, d'o? ?galement le nom de Booty Bass pour qualifier ce style. Les r?p?titions de samples intempestives donnent un c?t? idiot et ludique. Les paroles sont tr?s simple et tr?s vite assimil?es par le clubber qui s'empressera de chanter en c?ur "Pump it, Pump it". ?videmment les plus puritains s'abstiendront.

GOA TRANCE : La Goa trance ou Hippie trance (souvent d?nomm?e goa ou 604 par analogie graphique avec GOA) est une forme de musique ?lectronique. C'est un style de trance qui provient de l'?tat indien de Goa, ce qui est plut?t unique car la plupart des formes de trance ont ?t? d?velopp?es en Europe.
La trance goa est ?troitement li?e ? l'apparition de la trance psych?d?lique (ou Psy trance) pendant la seconde moiti? des ann?es 1990, mais la diff?rence entre les deux genres est en grande partie une question d'opinion (si elles sont consid?r?es comme synonymes par certains, d'autres trouvent la trance psych?d?lique plus ? m?tallique ? et la goa plus ? organique ?). Ils sont cependant tous deux distincts des autres formes de trance sur le plan sonore, en grande partie du fait des sons uniques qu'ils utilisent. Sur le plan culturel, ils sont d'une mani?re g?n?rale plus underground et moins commerciaux que d'autre styles de trance. On a davantage de chances d'entendre le son goa ? des f?tes en plein air et dans des festivals que dans les bo?tes et lieux comme Ibiza.
Les premi?res compilations ou albums o? l'on a pu distinguer ? l'oreille le son goa de la trance normale, sont sans doute Project II Trance de Dragonfly Records et sa suite Order Odonata.
Cette musique a ses racines dans l'?tat de Goa ? la fin des ann?es 1960 et au d?but des ann?es 1970, tenu pour une sorte de mecque hippie bien que le style de trance goa actuel ne soit apparu qu'au d?but des ann?es 1990. L'afflux de touristes a diminu? dans les ann?es 1970 et 1980 mais un noyau dur est rest? ? Goa, se concentrant sur le d?veloppement de la musique tout en pratiquant d'autres activit?s telles que le yoga et la consommation festive de drogues. La musique finalement connue sous le nom de trance goa n'a pas ?volu? ? partir d'un genre unique mais s'est surtout inspir?e de la musique industrielle/EBM avec Front Line Assembly et A Split-Second, de l'acid house (en particulier ? What time is love? ? des KLF) et du rock psych?d?lique avec Ozric Tentacles, Steve Hillage et Ash Ra Tempel. En outre, la musique tribale/ethnique orientale devint ?galement une source d'inspiration, ce qui n'a rien de surprenant si l'on consid?re que c'est de Goa, en Orient, que la trance goa est originaire. Un exemple (1974) de la relation entre le rock psych?delique et la musique qui serait connue par la suite sous le nom de trance goa est l'album tr?s exp?rimental et psych?d?lique ? Galactic Supermarket ? des Cosmic Jokers (une collaboration entre Ash Ra Tempel et Klaus Schulze), qui comporte par moments des rythmes 4/4 entrelac?s avec des bribes de rock psych?d?lique, des synth?s analogiques et, de temps ? autre, des motifs de tambours tribaux.
L'introduction de la musique techno et de ses techniques ? Goa a men? ? ce qui deviendrait par la suite le style trance goa ; les premiers artistes incluent les DJ Laurent, Fred Disko, Goa Gil, et un peu plus tard Mark Allen. Beaucoup de ? f?tes ? (g?n?ralement semblables aux rave party mais avec une atmosph?re plus mystique, au moins au d?but des ann?es 1990) sont enti?rement consacr?es ? ce genre de musique. Dans les autres pays, la goa est aussi r?guli?rement jou?e ? des raves, festivals et f?tes en conjonction avec d'autres styles de trance et de techno.
Aujourd'hui, la trance goa a une post?rit? significative en Isra?l. Elle a ?t? introduite dans ce pays par d'anciens soldats revenant de voyages d'agr?ment effectu?s ? Goa au d?but des ann?es 1990, apr?s leur service militaire. Une grande partie de la trance goa est maintenant produite en Isra?l, mais sa production et sa consommation est un ph?nom?ne global. Les nouveaux ? hot-spots ? d'aujourd'hui incluent le Br?sil, le Japon, et le Mexique. Le son ou style goa actuel a beaucoup ?volu? depuis 1997. De 1997 ? 2000 la sc?ne de la trance goa a manqu? d'un objectif clair. les musiciens ont essay? beaucoup de choses, depuis les breakbeats jusqu'? la minimal techno. ? cette ?poque, le principal ?tait de tout faire pourvu que cela diff?re de la bonne vieille musique. Dans ces conditons, on pouvait h?las entendre n'importe quoi ? une f?te goa. Apr?s 2000, de nouveaux styles sont n?s, de sont fix?s et ont surv?cu jusqu'? aujourd'hui. Malheureusement, une grosse part de la musique du rayon trance goa n'a aujourd'hui rien ? voir avec le son d'origine de celle-ci.
Il existe aussi un genre underground sp?cifique, originaire de Finlande et d?nomm? suomisaundi. Une de ses marques distinctives est la r?f?rence ? la trance goa des d?buts ou du milieu des ann?es 90 et ce genre est fr?quemment mis en valeur sur la sc?ne des parties foresti?res en Finlande. On y joue surtout de la trance goa et de la psytrance "suomi" (finlandaise).
La goa est essentiellement de la musique ? dance-trance ? (elle ?tait d?sign?e comme ? trance dance ? dans ses ann?es formatrices). Elle a un rythme ?nergique, presque tout le temps en 4/4 et allant souvent jusque dans les 16?mes ou 32?mes notes, sp?cialement pour les lignes de basses de pompage. On remarque ?galement un changement vers un battement de 12/8 avec le m?me tempo pendant quelques parties de la musique. Un morceau typique va g?n?ralement augmenter jusqu'? un mouvement plus ?nerg?tique dans la seconde moiti?, et ensuite diminuer assez rapidement vers la fin. G?n?ralement d'une longueur de 8 ? 12 minutes, les morceaux de goa ont d'habitude des basses sensiblement plus fortes que les autres types de trance (? l'exception de la Hard-Trance) et incorporent des sons plus organiques (utilisation abondante de filtres de r?sonance, le plus c?l?bre d'entre eux est g?n?r? par le synth?tiseur Roland TB-303). Le BPM se situe g?n?ralement dans la gamme des 130 ? 150, ce qui rend la trance goa plus rapide que la trance "classique", bien que certains morceaux puissent avoir un BPM de 110 ou montant jusqu'? 170.
Dans l'?tat de Goa, les f?tes de trance goa peuvent se d?rouler ? des endroits inhabituels comme sur une plage, dans un d?sert ou au c?ur d'une for?t, bien qu'il ne soit pas rare qu'elles soient tenues dans des endroits conventionnels comme les bo?tes de nuit. La sc?ne peut n'?tre qu'un montage provisoire. Ils doivent payer la police locale, les baksheesh. Une fois que les baksheesh ont ?t? pay?s, ils sont libres de sortir leur charas (sorte de hashish) et de remplir leur chillums (pipes coniques) sans la peur de se faire arr?ter.
Les f?tes aux alentours du Nouvel An ont tendance ? ?tre les plus chaotiques. Voyageurs, mendiants et sadhus de toutes parts d'Inde viennent se joindre ? l'?v?nement.
Les f?tes goa ont ?galement un certain aspect visuel, l'utilisation de couleurs fluorescentes est courante sur les v?tements et sur les d?corations telles que des tapisseries. Les graphismes sur ces d?corations sont d'habitude associ?es avec des th?mes tels que aliens, des images hindouistes, autres religions (particuli?rement orientales), champignons (et autres images psych?d?liques), chamanisme et technologie. Les lieux devant les stands de DJ pr?sentant des objets religieux sont aussi des d?corations courantes.
Pendant une courte p?riode ? la moiti? des ann?es 1990, la trance goa a eu un succ?s commercial significatif gr?ce au soutient de DJ comme Paul Oakenfold. ? peine quelques artistes ont r?ussi ? ?tre des ? stars ? de Goa Trance. Les deux les plus remarquables sont Man With No Name et Infected Mushroom. Juno Reactor avaient leur musique pr?sent?e dans beaucoup de films hollywoodiens comme Mortal Kombat, Matrix, et m?me Il ?tait une fois au Mexique, mais si ce sont des morceaux de trance goa ou psych?d?lique ou pas est discutable.
En fait, la trance goa reste une forme de musique underground et ? part pour les artistes les plus populaires (Hallucinogen, Juno Reactor...), les albums de trance goa ne sont g?n?ralement pas vendus chez les principaux disquaires.

HAPPY HARDCORE : Le Happy Hardcore est style musical qui refuse le c?t? dark et minimaliste des productions hardcore. M?lange de dance et de techno hardcore, il tire aussi ses origines de la jungle et oscille g?n?ralement entre 140 et 180 BPM (Flowers need the rain de Stealth en est une notable exception avec 220 BPM). Ce style est surtout populaire dans les pays anglo-saxon, aux Pays-Bas et au Japon. Au Royaume-Uni on appelle ce style tout simplement Hardcore, d'o? une grande confusion parmi les amateurs de techno hardcore.
N? au d?but des ann?es 1990, le Happy Hardcore ne sera reconnu en tant que tel que vers 1994, ? une ?poque o? le hardcore a tendance ? se durcir et que tout ce qui peut se rapporter ? la dance est mal vu. C'est alors que des producteurs comme Brisk et Luna-C ont commenc? ? r?int?grer le piano, les basses tr?s lourdes (et non pas distordues) et les voix f?minines. N?anmoins Slipmatt va changer la donne en ajoutant ? tout cela des sons qui ?voquent bien plus la joie et une ligne de basse moins adoucie et plus pr?sente : c'est ? ce moment que le Happy Hardcore prend son envol et se s?pare compl?tement de la jungle.
Tout comme le hardcore, le Happy Hardcore a vite cherch? le chemin de l'ind?pendance musicale, et les premiers labels estampill?s Happy Hardcore voient le jour (Evolution Records, Slammin' Vinyl) ainsi que les bo?tes de nuit : Die Hard, United Dance, Dreamscape... Le style commence ? se d?velopper et touche l'Europe continentale, notamment les Pays-Bas. La sc?ne Gabber s'empare du mouvement, mais le succ?s n'est pas au rendez-vous : seuls Paul Elstak (Dj Paul utilise son vrai nom pour ses productions Happy) et Dj Promo tirent leur ?pingle du jeu, mais le style n?erlandais est boud? par les anglo-saxons car trop teint? Gabber.
D?s 1996, on per?oit un essouflement du style : beaucoup d'artistes se recyclent alors dans la Hard House voire arr?tent leur carri?re. C'est ? ce moment aussi que Dougal, qui provient du 4-beat et de la bouncy techno (deux sous-genres marginaux du Happy Hardcore) sort ses premiers titres aux basses ?touff?es et aux m?lodies plus complexes et matures, un style que l'on appelera plus tard UK Hardcore et dont le succ?s est grandissant.
Aujourd'hui la sc?ne Happy Hardcore est int?gr?e dans le mouvement UK Hardcore, tant la diff?rence entre les deux styles ?tait difficile ? faire au fil des ann?es. N?anmoins certains artistes comme Brisk, Storm et Stealth revendiquent encore haut et fort leur appartenance au Happy Hardcore.
Les productions sont pour la plupart originaires du Royaume-Uni, ? quelques exceptions pr?s, comme les allemands de Dune (Are you ready to fly, Rainbow to the stars). En Espagne, c'est la discoth?que Xque qui va populariser ce style en l'associant ? la makina.

HARDBASS : Le hardbass est le sous-genre le plus connu du hardstyle. Il est plus proche du Gabber (notamment pour les basses et les percussions, ainsi que le r?le des claps) que de la Hard Trance (pour les m?lodies, mais avec des effets plus bruitistes). N? au Pays-Bas, c'est notamment The Prophet, Lady Dana,deepack, Dj Isaac et Dj Luna qui ont contribu? au succ?s de ce style, tr?s populaire en Suisse et en Allemagne.

HARDCORE : La techno hardcore se divise en plusieurs sous genres et certains de ces genres sont consid?r?s comme repr?sentatifs de la branche la plus radicale et dure de la techno avec un rythme souvent beaucoup plus rapide (170-220 BPM en g?n?ral) mais surtout un spectre sonore plus appuy? dans les basses.
Durant les rave des ann?es 1990, on reconnaissait le son du hardcore car il se d?marquait du reste de par sa violence extr?me, le public disait alors que c'?tait du hardcore car l'ambience devenait quasiment intenable pour beaucoup, les dance floors se vidaient. Musicalement, la sc?ne dans sa globalit? de par son jusqu'au-boutisme, menait ? des exp?rimentations proches de celles con?ues par le courant de la musique industrielle.
En France, cette notion semble s'?tre perdue au fil du temps puisque tout un pan de la sc?ne qui n'est pas des plus repr?sentatif essaie de devenir mainstream, se situant tr?s loin de la musique industrielle et de l'exp?rimental tout en proclamant le contraire. Aussi, toute une partie de ce que l'on d?nomme hardcore dans ce pays n'est souvent qu'une forme de hardtechno ? laquelle on colle des sons graves, o? l'usage de la saturation remplace un peu trop facilement ce qui devrait ?tre un vrai travail sur les harmoniques, en bref un son beaucoup plus facile d'approche pour le grand public hardtechno, d'o? l'explosion de ce que l'on nomme hardcore.
Le hardcore est n? au d?but des ann?es 1990. Au d?part principalement influenc? par la musique industrielle mais aussi la trance, la jungle, le breakbeat et le mellow, ce n'est qu'en 1992 qu'il se d?tache de tous les autres styles existants par la rapidit? de son rythme et la puissance des basses pouss?s ? l'extr?me (souvent celles d'un Roland TR-909 et/ou Roland TR-808, auxquelles on ajoute une distorsion tr?s forte). Le premier titre qui s'est revendiqu? hardcore est We have arrived de Mescalinum United, diffus? par le premier label hardcore cr?? : PCP (Planet Core Productions).
C'est ? cette ?poque que des groupes de DJ / producteurs qui auront par la suite un succ?s international comme Thunderdome (appartenant maintenant au groupe Universal Music Group) ou des pionniers comme DJ Rob et DJ Paul commencent ? se faire conna?tre aux Pays-Bas (Rotterdam en particulier), en Belgique et en Allemagne. De l'autre c?t? de l'Atlantique, ? Detroit et ? New York, le style se d?veloppe peu ? peu sous l'influence d'artistes comme Omar Santana ou Lenny Dee.
Jusqu'en 1994, le hardcore est encore peu divis? en sous-genres. N?anmoins, le style envahit peu ? peu l'Europe, puis les ?tats-Unis et se diversifie.
D'un point de vue international, le hardcore est une sc?ne toujours tr?s innovante, les DJ et liveurs les plus influents viennent des quatre coins du globe. Le hardcore exp?rimental est tr?s appreci? au del? des fronti?res de la techno hardcore notamment dans le milieu de la musique industrielle, noise, power noise, power electronics et breakcore.
D'un point de vue fran?ais, les DJ les plus connus sont hollandais, Masters of Hardcore, Thunderdome ou encore Rotterdam Terror Corps, tous proviennent de la sc?ne gabber. Depuis 2002, beaucoup d'artistes restent toujours dans la m?me vague (le hardcore old school) qui reste la vague la plus appr?ci?e et la plus vendue, cela donne l'impression d'un essoufflement du mouvement, ce style musical tournant en rond et s'auto-caricaturant ? qui mieux mieux.

HARDSTYLE : Le hardstyle est un style musical entre trance et la Techno hardcore (notamment le Artcore, un de ses sous-genres). Moins m?lodique mais rappelant les sonorit?s "ringardes" de l'euro-trance, les basses sont plus agressives (distordues, mais dans une moindre mesure que dans le Gabber, notamment au niveau de l'enveloppe) mais le tempo est plus lent que la Techno hardcore (140-180 BPM contre 170-220 BPM).
Ce style est apparu au d?but des ann?es 2000 aux Pays-Bas suite ? la disparition progressive du Gabber, m?me si le style existait d?j? de fa?on tr?s marginale durant les ann?es 90 en Belgique. Actuellement, ce style a immigr? en Europe et des soir?es consacr?es ? ce style ont lieu r?guli?rement dans des clubs de Suisse, Belgique, Allemagne ou France.
Le style se d?compose en deux sous-genres dont les origines sont diff?rentes : le jumpstyle originaire de Belgique et le hardbass provenant principalement des Pays-Bas.

HARDTEK : La Hardtek (contraction de "hard" - "dur" en anglais - et de Tekno ) est une musique ?lectronique se situant entre la techno et le hardcore.
Plus dure que la techno classique, la hardtekno ou hardtek devient un style ? part enti?re au d?but des ann?es 1990, ? la suite de la popularisation des free party, ces f?tes tekno libres et souvent ill?gales.
Ce style se caracterise par un battement par minute ?lev?, generalement compris entre 160 et 220 BPM. Le kick - correspondant ? peu pres ? un coup de grosse caisse de batterie - est omnipresent et marque en general chaque temps. Boud? par la critique musicale ?tablie, ce style a n?anmoins plusieurs milliers de references vinyles ? son actif, mais beaucoup moins de sorties au format CD.
Les pr?curseurs, les fameux spiral tribe, etaient inspir? par l'acid house des clubs anglais. C'est en France, puis en Italie et en R?publique Tcheque, que les productions ont ?t? les plus nombreuses. Parmis les plus gros producteurs, nombre sont issus de sound system francais, tels que LSDF, Teknocrates ou Heretik System.

HARDTRANCE : La Hard Trance (peut ?galement s'?crire "Hardtrance") est un style de la Trance plus dur, plus rapide mais tout aussi euphorique. Elle fait partie des genres de la hard dance (voir (en) Hard dance) qui regroupe donc la Hard Trance, et aussi le Hardstyle et la Hard house.

HOUSE : La house-music est n?e au d?but des ann?es 1980 ? Chicago, et la l?gende raconte que son nom provient du club le Warehouse, o? officiait le D.J. Frankie Knuckles. La house est compos?e, ? la base, d'un rythme minimal, d'une ligne de basse funky, et de voix, sampl?es ou non.
Frankie Knuckles en est le pr?curseur, mais on peut citer ?galement Marshall Jefferson, Farley Keith aka Farley "Jackmaster" Funk et le fameux morceau "Love Can't Turn Around" (1986, Ralphie Rosario, mais surtout Larry Heard, qui produira l'hymne house "Can U Feel It" sous le pseudonyme de Mr Fingers, ou encore Lil' Louis avec le tube international "French Kiss".
Le premier morceau de house semble avoir ?t? compos? en 1983 par Jesse Saunders : "Funk U Up" (Mitchbal-Trax Repress). Cependant d?s 1981, le Warehouse diffusait les premiers tubes acid tels que "This Is Acid" ou "I Got A Big Dick" de Maurice.
M?me si la house est n?e ? Chicago, les villes de Detroit et New York ont eu une sc?ne rapidement tr?s active. On pense notamment ? la hip-house, la New-Jersey house (dont le groupe Blaze est toujours un digne repr?sentant) ou la house-garage inspir?e par le club o? jouait Larry Levan, le Paradise Garage.
Anecdote amusante, Franckie Knuckles et Larry Levan ?taient amis avant qu'ils ne deviennent DJ. Les promoteurs du Warehouse souhaitaient m?me embaucher Larry Levan ? l'ouverture du club, mais il passa la main ? Frankie Knuckles. Le reste fait partie de l'histoire. Larry Levan est mort en 1992 et reste un mythe intouchable en tant que DJ. La house est originellement reli?e aux DJ.
Mel Cheren, embl?matique producteur new-yorkais de dance-music, qualifiait la house de "disco on the budget" (disco ? l'?conomie). De fait, cette musique s'est caract?ris?e d?s ses d?buts par des moyens de productions r?duits, un c?t? "fait ? la maison" qui participa au succ?s de son nom : house-music. Les pr?curseurs enregistraient leurs morceaux sur cassettes dans le seul but que le DJ les passe en club. Ces exp?riences ont fa?onn? la culture des club et sa mythologie. Les disques vinyls sont arriv?s rapidement apr?s.

JUMPSTYLE : Le jumpstyle souvent nomm? jump est originaire de Belgique, le nom provient simplement de la fa?on de danser typique du genre (ce que les Hollandais appellent hakken), qui consiste grossi?rement ? sauter tout en bougeant une jambe puis l'autre de l'avant vers l'arri?re et vice versa en suivant le rythme des basses.
N? au milieu des ann?es 90 (on appelait alors ce style techno belge), c'est un juste m?lange de hard house et de Gabber. Les m?lodies sont moins complexes (limit?es souvent ? 12 pas) et les percussions sont tr?s peu pr?sentes ? l'exception du charley. On retrouve parfois des samples de titres Happy hardcore.
Ce style va vraiment commencer ? s'exporter en dehors des fronti?res belges et du Nord-Pas-de-Calais qu'? la fin des ann?es 90, entre autre en Espagne dans les compilations Pont Aeri et Xque, puis un peu partout en Europe, popularis? entre autre par Dj Coone d?s 2002.

JUNGLE : La Jungle est ant?rieure ? la drum'n'bass.
Pour certains, il y a une r?elle diff?rence sonore : on peut associer la ? jungle ? (anciennement appel?e ? Jungle techno ?) au tourn? vers un travail rythmique complexe et d'un synth assez pauvre (souvent un simple sinus avec des effets de filtre) alors que la drum'n'bass a une structure rythmique beaucoup plus simple (appell? 2-Step) mais un travail sur les synth?s beaucoup plus pouss?
Enfin, le terme ? jungle ? est parfois utilis? comme raccourci pour d?signer le Ragga jungle.
Malgr? une d?nomination exotique, la Jungle n?est pas n?e dans la chaleur d?une for?t tropicale mais bien dans les caves sombres des clubs anglais. Le mot jungle signifie d?s lors Urban Jungle (jungle urbaine) pour d?crire le quotidien difficile des jeunes dans une soci?t? anglaise culturellement verrouill?e. La jungle tire son origine des raves anglaises. Elle apparait au d?but des ann?es 90. Certains ont eu l'id?e de superposer des breakbeat acc?ler?s sur la ryhtmique classique techno. Puis le kick a ?t? progressivement retir? et les breakbeats ont ?t? de plus en plus travaill?s, redecoup?s, r?assembl?s, etc. La jungle se nourrit aussi de l'influence de la communaut? jamaicaine anglaise et se met donc vite ? int?grer des elements de hip hop, ragga, dub. Ces ?l?ments se retrouvent aussi bien dans les sons que dans la pratique du deejaying avec par exemple le rewind. La jungle int?gre des voix, souvent planantes et f?minines ou ragga, venant contraster avec la rudesse et la rapidit? des rythmiques. L?esprit g?n?ral s?inspire souvent du dub avec de fr?quentes interventions de toasters et des effets caract?ristiques sur les sons de basse. 2 albums sont ainsi consid?r?s comme mythiques en la mati?re : Timeless, de Goldie en 1995 et New Forms de Roni Size en 1996. Ces deux artistes sont les pionniers de la jungle, au m?me titre que A Guy Called Gerald, 4 Hero ou les membres du label Metalheadz de Goldie (Optical, Ed Rush, Dilinja, Photek...).

LIVE ACT : Un live act ou liver est un artiste de musique tekno ou indus. ? la diff?rence du disc jockey qui manie les platines et les disques vinyle, le liver utilise des instruments de musique ?lectronique (commun?ment appel?es machines) et des ordinateurs pour jouer sa musique.
Les compositions qu'on retrouve sur les vinyles tekno sont produites ? l'aide de ces machines, puis enregistr?es et enfin press?es sur vinyle. Lors de l'?mergence de la musique tekno, les sound system n'avaient pas toujours les moyens de faire presser leurs compositions pour les jouer lors des free-party; ils les jouaient donc en direct avec leurs machines. Cette utilisation offre de plus un avantage non n?gligeable : elle laisse la possibilit? au liver de modifier et r?gler sa musique en direct, afin de l'adapter ? son public, ? l'ambiance de la soir?e. On parle alors de live-act.
La musique jou?e par un liver est donc tr?s diff?rente de celle d'un dj.

MAKINA : Le mot ? makina ? signifie ? machine ? en espagnol du fait que les premi?res bo?tes de nuit ? jouer ce style de musique se situaient ? proximit? des zones industrielles.
N?e au d?but des ann?es 90 en Espagne, plus pr?cisement au Nord-Est de la Catalogne dans la r?gion de Barcelone, la makina connut un d?but difficile mais on assista vite ? son explosion, notamment gr?ce ? des bo?tes telles que Xque, Pont Aeri, Chasis, La Festa, Scorpia et bien d'autres. D?riv?e de la dance, la makina est caract?ris?e par un tempo assez ?lev? (vers les 170-180 BPM), des basses puissantes, des m?lodies joyeuses et tr?s faciles ? retenir. Actuellement, un mouvement Hardcore a envahi l'Espagne.
N?anmoins, la makina commence ? s'implanter en France, notamment gr?ce au label ? Bit Music ? et ? sa s?rie de compilations %makina (100% makina? et 10000%makina), que les makineros et makineras critiquent du fait qu'ils estiment que ces compils ne sont pas assez repr?sentatives de ce qu'est la vraie makina.
Comme DJ makina connus, on retrouve Dani Fiesta, Pastis et Buenri (Xque), ainsi que Skudero et Metralla (Pont Aeri). La discoth?que la plus connue de France, le Marina Atlantide, est ? Port-Barcar?s, pr?s de Perpignan (Pyr?n?es-Orientales). Les r?sidents sont Botch et Brian.
R?cemment, le tournant musical que prend la makina a ?t? beaucoup critiqu?, certains DJ m?lant harddance, hardstyle, hardtrance ou hardcore avec la makina.
On retiendra que la makina a beaucoup ?volu? depuis sa cr?ation, aussi bien au niveau technique qu'au niveau mental. Elle suscite chez certains jeunes une grande passion en Catalogne espagnole et francaise (dans les Pyr?n?es-Orientales ).
On peut d?composer le courant makina en : Revival, Cantaditas (chant?e), Evolutive,
Revival (chant?e), Base.
Un peu comme le gabber, la makina conna?t un d?tournement extr?miste qui lui a valu une r?putation de ? musique de fachos ?. Il est vrai que souvent cette minorit? de ? makineros ? est sous l'emprise de drogues dures (type ectasy) ou de l'alcool.

MINIMAL TECHNO : D?riv?e de la techno traditionnelle, la minimal techno propose toutefois une structure plus ?clat?e et plus minimaliste, comme son nom l'indique! Un tempo plus lent, des variations rythmiques et s?quencielles moins fr?quentes - parfois moins r?guli?res - et l'utilisation de basses qui s'?tirent en contraste avec des percussions tr?s br?ves et aigues sont le propre de ce genre qui compte de plus en plus d'adeptes: on assiste depuis quelques ann?es principalement en Allemagne et maintenant partout en Europe ? une "d?ferlante" minimale.
L'apparition de la techno minimale d?coule de l'?volution de la techno origininelle de Detroit : on doit les premi?rs balbutiements de cette musique entre autres au Canadien Richie Hawtin qui cr?e le label Plus 8 dans les ann?es 90, et sort sous le pseudo Plastikman des productions sombres, tr?s pointues, et ?videmment extr?mement minimalistes. Le succ?s est au rendez-vous, et rapidement les clubs europ?ens, et plus pr?cis?ment Allemands (Richie Hawtin est un grand ami de Sven V?th) commencent ? s'int?resser ? ce nouveau genre musical ? part enti?re.
Au fil des ann?es la techno minimale est devenue LA sp?cialit? allemande, et surtout berlinoise. Dans cette ville se trouve le must des clubs d?di?s ? cette musique : Ostgut et le fameux Panorama Bar, Watergate et Week End sont les lieux o? sont r?guli?rement programm?s les DJ les plus talentueux. L'Allemagne a ?galement vu appara?tre ces derniers temps une "house-techno" minimale plus "groovy", moins r?che, mais tout aussi complexe et hypnotique: Pier Bucci, Ricardo Villalobos et Luciano en sont les fers de lance.
Les labels les plus cr?atifs aujourd'hui sont (entre autres) le label M_nus (cr?? par Richie Hawtin), Kompakt, Cadenza (Luciano), Mischwald, Perlon 5Ricardo Villalobos, Trapez et Traum Schallplatten (Dominik Eulberg, Alex Under, Oliver Hacke...), Playhouse, Mobilee, Persona Records (Stewart Walker), Freude am Tanzen, Kahlwild, Foundsound ou encore Musik Krause.

MUSIQUE ELECTRONIQUE : La musique ?lectronique est un type de musique con?ue ? partir des ann?es 1950 ? partir de g?n?rateurs de signaux et de sons synth?tiques. Avant de pouvoir ?tre utilis?e en temps r?el, elle fut primitivement enregistr?e sur bande magn?tique, ce qui permettait aux compositeurs de manier ais?ment les sons, par exemple dans l'utilisation de boucles r?p?titives superpos?es. Ses pr?curseurs furent h?berg?s dans des studios sp?cialement ?quip?s, ou dans des institutions pr?-existantes. La musique pour bandes de Pierre Schaeffer ?galement appel?e musique concr?te, ne peut s'assimiler ? ce type de musique dans la mesure o? son mat?riau primitif ?tait constitu? des sons de la vie courante. La particularit? de la musique ?lectronique est de n'utiliser que des sons g?n?r?s par des appareils ?lectroniques.
Le d?sir des compositeurs de construire un mod?le d?instrument ?lectrique puis ?lectronique, date primitivement des nombreuses machines et instruments qui se sont multipli?s au d?but du XX?me si?cle, fruits de recherches souvent longues. Ces recherches visaient au d?part ? ?largir l?instrumentarium orchestral et ? fonder la cr?ation sur de nouvelles recherches de timbre. Citons pour m?moire : le piano (electromusical piano) et la harpe ?lectrique d?Elisha Gray et Alexander Graham Bell (1876) , le Singing Arc de William Du Bois Duddell (1899), le Telharmonium (ou dynamophone) de Thaddeus Cahill (1900), l??therophone ou thereminvox de Lev Theremin (1920), l??lectrophon ou sph?rophon de Jorg Mager (1921) , instruments tirant tous partie des tubes ?lectroniques et dont la diversit? des sonorit?s ?tait, malheureusement pour leur d?veloppement commercial, proportionnelle ? leur encombrement.
Les premi?res recherches musicales exp?rimentales se servirent de mat?riels de laboratoire ou de techniques d?enregistrement radiophoniques d?tourn?s de leur fonction premi?re. C?est l??poque du travail en studio et de la multiplication au sein d?institutions d?j? ?quip?es dans ce genre de mat?riel (notamment les radios), d?entit?s sp?cialis?es, dirig?es par des musiciens, et consacr?es ? cette musique ?lectronique : En 1951, Herbert Eimert prendra ainsi en charge le studio de musique ?lectronique de la WDR ? Cologne, Pierre Schaeffer transportera son Club d?essai qui, devenu GRMC, s?installera ? la R.T.F., et Luciano Berio et Bruno Maderna fonderont ce qui quatre ans plus tard deviendra le studio de phonologie de la RAI ? Milan.
Dans les radios europ?ennes, ? Stockholm, ? Helsinki, ? Copenhague ou ? la B.B.C ? Londres, se mettent sur pied des studios d?di?s ? la musique ?lectronique. On ne saurait passer non plus sous silence, dans cet ?tat des lieux, les recherches entreprises au studio de sonologie d?Utrecht ? partir de 1961 , et l?apport dans les ann?es 1970 du studio de Stockholm (E.M.S.) qui d?veloppa sa recherche d?interfaces pour les musicien (synth?se hybride). Aux ?tats-Unis, Vladimir Ussachevsky et Otto Luening d?but?rent, ?galement en 1951, les travaux de leur centre, rattach? en 1955 ? l?universit? de Columbia, puis inaugur? en 1959 sous la tutelle de l?universit? de Columbia Princeton, en tant que Columbia Princeton Electronic Music Center (CPEMC)[1]. Les subsides de l?universit? leur permirent m?me d?acqu?rir les synth?tiseurs RCA , fortifiant du m?me coup l?implantation de ces centres de recherche au sein des universit?s am?ricaines . Le mat?riau musical r?cup?r? par ces chercheurs est de plus en plus diversifi?, et sa maniabilit? permettra aux compositeurs de se lib?rer progressivement de son inertie propre ; mais du m?me coup, leurs exigences se sont faites de plus en plus drastiques. D?s les premiers balbutiements de cette expression artistique originale, les compositeurs se prennent au jeu d?une ?criture en conformit? avec cette nouvelle technique, qui marierait le plus agr?ablement possible les crit?res physiques et les crit?res esth?tiques du sonore devenu mat?riau musical. Lib?r?e de la production instrumentale, la repr?sentation peut s?attacher ? noter l?effet plus que la cause, ? distraire les a priori, pour composer en fonction de la ph?nom?nologie du son. C?est pourquoi les compositeurs recherchent la possibilit? d?extraire de la technologie une nouvelle libert? d??criture, une nouvelle libert? de choix dans les ?l?ments constitutifs de l?expression, et une prise en compte des probl?mes de composition et de leur r?solution formelle.
La g?n?ration des ann?es soixante a tent? de se d?gager des tendances de l??criture musicale d?apr?s-guerre et de recr?er une nouvelle forme attach?e ? ces nouveaux instruments pour permettre l??mergence d?un nouveau type de musique. Puis la synth?se sonore s??chappant des laboratoires et envahissant un nombre de plus en plus consid?rables d?institutions publiques et priv?es d?di?es ? l?exp?rimentation musicale, les compositeurs de la g?n?ration des ann?es soixante-dix, aid?s par le temps r?el, purent parcourir les multiples degr?s de miniaturisation des composantes du son musical.

NEW BEAT : Le New Beat est un genre europ?en de musique ?lectronique, d?riv? de la house et pr?curseur de la techno, sous l'influence de l'Electronic Body Music
Le New Beat est une contribution de la Belgique ? l?histoire mouvement?e de la musique electronique. En 1988, ? Bruxelles, l'EBM oldschool connait une p?riode de popularit?, les rythmes minimalistes et martiaux du "Headhunter" de Front 242 font fureur dans des clubs comme le Boccaccio ? Destelbergen et l'Ancienne Belgique ? Bruxelles, tandis que la House de Detroit et l'Acid house anglaise commencent ? d?barquer sur le continent. Le d?clic se fait d'apr?s la petite histoire quand un DJ passe par erreur le morceau Flesh de A Split Second ? 33 tours au lieu de 45 tours : le public appr?cia ce nouveau rythme et les DJ ont continu? ? passer les titres au ralenti.
Le croisement de toutes ces influences donne naissance ? une musique de club na?ve, color?e et enthousiaste, qui r?cup?re sans vergogne les hits d'Outre-Atlantique (le tube ? Rock To The Beat ? de One O One est enti?rement copi? sur le ? Rock To The Beat ? de Reese, alias Kevin Saunderson), plaquant des gimmicks, slogans ecstasy ou aciiiiiid cri?s sur des rythmes minimalistes ; le ? smiley ? jaune, embl?me du mouvement, fleurit partout.
Un courant d??changes intenses et fructueux s?installe avec la house de Detroit, mais le New Beat est un poil trop vulgaire pour durer et son go?t pour le plagiat maladroit n'arrange rien ? l'affaire. Apr?s une vie intense de deux ans, l'hybridation avec l'acid house tourne ? un son plus dur, ?voluant franchement vers la techno. Le courant s'offre une respectabilit? et un label comme R & S Records, par exemple, accueillera la cr?me de la techno internationale.

PROGRESSIVE TECHNO HOUSE : L'un des repr?sentants tr?s caract?ristiques de la progressive house est le jeune anglais James Holden. Il cr?e son propre label Border Community et signe Petter, Fairmont, Nathan Fake, Extrawelt, et the MFA.
Les fronti?res entre la progressive house et la deep minimal house ne semblent pas d?finitivement arr?t?es, car ces musiques sont en pleine ?volution.
Ces musiques sont marqu?es par des rythmes issus de la house, mais au tempo nettement plus fins, agr?ment?s de notes de claviers fuyants vers l'infini.

RAVE : Une rave ou rave party est une f?te techno se tenant g?n?ralement dans un lieu inhabituel, tel une for?t, une grotte, des b?timents divers et vari?s, d?saffect?s ou non.
Le terme rave party d?signe aussi assez souvent une soir?e house, trance, trance goa, trance psych?d?lique.
L'esth?tique du lieu, la d?coration et l'environnement visuel sont g?n?ralement extr?mement soign?s dans ce type de soir?e.
Le verbe anglais to rave peut se traduire par ? d?lirer ?, ? divaguer ? ou ? s'extasier ?.
Le terme rave a ?t? utilis? pour d?signer une soir?e (party) d?s les ann?es 1960 ? Londres par les descendants des immigrants venus des Cara?bes ; il fut ensuite repris dans les ann?es 1980, lors de la naissance de l'acid house ? Chicago et en Grande-Bretagne ensuite.
Le terme rave ?tait initialement un ?quivalent du terme free party et d?signait les ? f?tes libres ? dans leur globalit?, soir?es qui se d?roulaient hors du cadre l?gislatif r?glementant les f?tes en terme de s?curit?, de droits d'exploitation...
Mais m?me si il y a souvent confusion entre rave party et free party du fait de leur origine commune, car les deux termes font r?f?rences ? la f?te libre, ils d?signent maintenant deux courants bien distincts :
la Free party qui revendique un c?t? underground et tekno ;
la Rave party qui d?signe une f?te techno officielle, r?glement?e, li?e ? des imp?ratifs commerciaux.
Cette scission des deux termes et des deux publics est apparue d'abord en France d?s le milieu des ann?es 1990, notamment sous l'impulsion des Spiral Tribe qui commen?aient alors ? utiliser le terme de Free party sur leur fly plut?t que celui de rave.
Le ph?nom?ne rave party est n? de l'intersection d'un certain nombre de facteurs. M?me s'il s'est d'abord r?pandu en Grande-Bretagne, il a suivi la m?me ligne de progression dans la plupart des pays o? le mouvement commen?a par ?tre balbutiant avant d'?merger en rencontrant un franc succ?s qui poussa les services gouvernementaux ? l?gif?rer.
Dans le milieu des ann?es 1980, le gouvernement Thatcher op?re une r?pression stricte sur les mouvements contre-culturels d'abord en expulsant les squats, qui iront naturellement renforcer le mouvement traveller avec lequel ils entretiennent des liens forts. Cet afflux de population vers le mouvement traveller le place alors ? un niveau de visibilit? qui lui vaut une vague de r?pression ? muscl?e ? qui politise un mouvement qui se voulait surtout pacifiste. Cela le pr?pare favorablement ? accueillir tout mouvement ? opprim? ? et donc naturellement la techno d?s qu'elle sera stigmatis?e par la r?pression et la l?gislation.
Malgr? la mauvaise image de cette musique aupr?s du grand public et le refus de la plupart des radios de diffuser ce type de musique, les clubs techno se multiplient et se remplissent sans m?me avoir recours ? la publicit?. Devant cet engouement du public, certains propri?taires de clubs britanniques ont l'id?e de dissocier vente d'alcool et horaires d'ouverture. En effet, traditionnellement au Royaume-Uni, les clubs ferment ? l'heure o? le permis de vente d'alcool expire. En ajournant volontairement leur licence de vente d'alcool, ces clubs peuvent non seulement rester ouverts toute la nuit mais aussi ?tre ouverts aux mineurs. Ces clubs proposent des boissons ?nergisantes type smart drink ou energy drink pour compenser le manque ? gagner sur la vente d'alcool. Cette situation ira crescendo, attisant les foudres des propri?taires de bars et des producteurs d'alcool, de sorte qu'en 1988, la loi impose aux clubs de fermer ? deux heures du matin.
Les f?tards, cherchant d'autres lieux o? continuer la f?te apr?s la fermeture des clubs, se trouvent naturellement en contact avec les populations contre-culturelles des squats et des travellers, et de nombreuses f?tes clandestines s'?laborent sur un mod?le de sound system itin?rant engageant un v?ritable ? jeu du chat et de la souris ? avec les forces de l'ordre. En mai 1992, Avon Free Festival est le premier festival techno gratuit organis? de mani?re clandestine et ? grande ?chelle : trois jours de musique ininterrompue sont organis?es ? Castlemorton pour des milliers de ravers, au m?pris total de la loi britannique. Le gouvernement r?plique et, le 3 novembre 1994, le parlement britannique vote la clause Criminal Justice Bill du Criminal Justice and Public Order Act qui d?finit la rave comme ? un rassemblement en plein air de cent personnes et plus (autoris?es ou non ? occuper le lieu) dans lequel de la musique amplifi?e caract?ris?e par des pulsations r?p?titives est jou?e pendant la nuit ?. Cette loi permet entre-autres aux policiers de forcer les ravers ? ?vacuer les lieux s'ils g?n?rent des nuisances et les contrevenants s'exposent ? des peines de prison. Cette loi poussera de nombreux sound systems britanniques, dont les Spiral Tribe ? s'exiler, notamment en France, cr?ant ainsi le mouvement Free party.
Bien que la formulation ? transe collective ? donne une id?e assez floue concernant la consommation de drogue dans ce mouvement, l'opinion publique a associ? rave party et drogue.
En 1990, une jeune fille de 21 ans est retrouv?e morte ? l'Ha?ienda, le club le plus populaire de Manchester ; la presse s'en empare et la mort est imput?e ? l'absorption de deux ecstasy sans que rien ne prouve que les deux cachets en question en aient ?t?. La virulence de la campagne de presse qui entoura ce fait divers est ? rapprocher de ce qui entoura les scandales des punks en 1977.
Le mouvement rave party n'a d'ailleurs jamais ni? les probl?mes inh?rents ? la consommation de drogue, cherchant toujours dans la mesure du possible ? mettre en ?uvre le maximum de pr?vention concernant ce probl?me, que ce soit par l'information ou par la mise en place d'espaces calmes comme les chill out.
La techno n'est plus consid?r?e comme une musique d?routante et elle a gagn? sa place dans les clubs, la plupart des pays ayant mis en place une l?gislation permettant de diff?rencier les soir?es officielles des soir?es clandestines.
Le rave act est propos? en 2002, mais ne sera accept? qu'en 2003. Il sera alors int?gr? au Illicit Drug Anti-Proliferation Act : ce texte rend responsable les propri?taires de clubs ou les organisateurs d'?v?nement de la consommation de drogues dans leur ?tablissement ou pendant leur ?v?nement, ce qui place la promotion de ? toute rave, danse, musique ou ?v?nement de divertissement dans lequel organisateur sait ou peut penser qu'il sera fait usage de substances illicites ? au niveau de crime f?d?ral. Ce texte a ?t? abandonn? en f?vrier 2005.
En 1995, une circulaire ?mise par la Direction g?n?rale de la police nationale, intitul?e ? Les soir?es raves : des situations ? hauts risques ?, pr?sente les rave parties comme ? des points de vente et d'usage de stup?fiants ? et liste les diff?rentes op?rations de police qui peuvent y intervenir.
Une grande vague de r?pression suivra cette circulaire et, fin 1998 (notamment suite ? des ?v?nements comme la techno parade), les Minist?res de la D?fense, de la Culture et de l?Int?rieur signent une nouvelle circulaire o? une nette distinction est faite entre les organisateurs qui font une demande aupr?s des services administratifs ? organisateurs de raves payantes pour la plupart ? et ceux qui organisent clandestinement ? organisateurs de free party.
Cette circulaire op?re alors une v?ritable scission entre les deux mouvements, tant musicale que l?gale, m?me si cette scission s'?tait d?j? op?r?e devant le succ?s grandissant des rave parties comme les Bor?alis ? cycle de festivals techno ayant lieu en ?t? dans le sud de la France de 1993 ? 2000 et dont les derniers n'?taient plus clandestins ? avec l'instauration de ? contre-festivals ? tel que les Fuck bor?alis.

SOUND SYSTEM : Dans le milieu free party ou rave party, un sound system d?signe avant tout le mat?riel de sonorisation utilis? lors de la f?te. Il se compose d'un ensemble d'enceintes, d'un ou plusieurs amplificateurs et autres appareillages (?qualiseur, etc.), ainsi que d'un moyen pour le DJ de diffuser la musique (platines vinyles ou CD et table de mixage, ordinateur, etc.).
Par extension, le terme d?signe la tribu (une bande d'amis plus ou moins nomades, voir free party) qui poss?de ce mat?riel, englobant ?galement les dispositifs d'?clairage (spots et stroboscopes), la d?coration, les moyens logistiques (souvent des camionnettes et utilitaires, type de v?hicules tr?s

Printer Friendly Page Send this Article to a Friend
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Conversation

Top auteurs